mardi 4 août 2009

Se déplacer...





C’est impressionnant de voir la différence qu’il peut y avoir dans la facilité à se déplacer entre la France et a Thaïlande. En effet, on ne peut pas dire que voyager en France sans voiture soit quelque chose de facile et peu onéreux.

Partons d’un exemple simple, comment se rendre de Compiègne à Paris ou de Saint Malo sans moyen propre de locomotion. Il n’y a guère d’autre solution que de prendre le train, les bus restent marginaux et le stop incertain. Sur les 10 trajets quotidiens, il faudra au moins compter une bonne dizaine d’euros.

Si je prends l’équivalent ici, qui pourrait être Bangsean (là où j’habite) – Bangkok, qui correspond à une distance d’environ 80 km également, il y a quand même beaucoup plus de choix. Il n’y a pas de ligne de train, mais il doit y avoir au moins un car tous les quarts d’heure, des officiels, des moins officiels, des rapides, des plus lents… Dans tous les cas, il y a toujours un bus pour là où vous voulez allez, mais, certes, vous savez quand vous partez mais pas quand vous allez arriver. Dans tous les cas, ça n’exédera pas les deux euros. Un autre avantage du bus est qu’il n’est pas toujours obligatoire d’aller à la gare routière pour embarquer, il suffit souvent de juste se placer sur son parcours et lui faire signe de la main de s’arrêter. Pratique.



Pour plus de confort, on utilise souvent les vans, des minibus Toyota que l’on ne trouve pas en Europe mais qui peuvent transporter de 8 à 15 personnes selon les versions et l’aménagement intérieur. La station de départ est situé à côté de chez moi au fond d’une petite rue bien cachée. Le van part quand il est complet ; avec l’université juste à côté et tous les étudiants, vous n’attendrez jamais plus de vingt minutes avant de partir. Le van vous déposera en plein de cœur de Bangkok une heure plus tard et ça coutera moins de trois euros.



Dans les villes également, il est toujours très simple de bouger. Un moyen très populaire est le Songthaew, qui se traduit littéralement par « deux bancs ». Ce sont des pick up aménagés avec deux bancs, donc, mais aussi un toit et une plateforme qui permettent d’être transportés assez confortablement. Ces songthaews circulent sur des axes fixes et s’arrêtent à la demande pour monter ou descendre. Le prix ? 20 centimes par course.



Et si vous êtes un peu plus pressé ( mais un peu moins stressé), prenez une moto-taxi, il y en a à chaque coin de rue, ils vont emmèneront où vous voudrez et le prix dépendra de la distance.



Avec tout ça, on se passe assez facilement de voiture ou même de mobylette, alors qu’il est difficile de s’en passer en France. Pourquoi est-ce beaucoup plus simple en Thaïlande? A cause d’une météo plus clémente qui permet de vivre dehors toute l’année ? Où Peut être parce que les normes de sécurité sont moindre, il y a rarement de ceintures de sécurité dans un songthaew… Chez nous, tout est devenu trop structuré et légiféré ; on m’a dit que s’il y avait autant de bus, c’était parce qu’il y en avait des faux ! Des bus récupérés et repeints qui se glissent entre deux bus « officiels » et qui font le même trajet. On attend moins, tout le monde est content, faudra voir après avec la compagnie d’assurance en cas d’accident. Finalement, on a peut être échangé une part de liberté pour une part de sécurité…

vendredi 10 juillet 2009

L'exode rural des éléphants

Allez allez on baisse pas le rythme, entre le travail et les week end bien chargés. Ce week end c’est régate à Ocean Marina !

Voilà ce que vous pouvez croiser si vous vous balladez dans les quartiers un peu touristique de Bangkok :


ET oui, ce sont des éléphants ! qui se balladent sur la route avec leur Mahout (cornac) avec une bande fluo ou des lampes clignotantes sur la queue pour marcher sur la route.

Et pour 20 à 40 Baths, vous pouvez leur donner des bananes ou des cacahuetes. Ça peut paraître amusant au premier abord mais c’est en fait un vrai problème à Bangkok qui a même conduit à la création d’une brigade spécialisé : la Stray Elephant Task !
Si on remonte dans l’histoire, les éléphants sont à part en Thaïlande : pendant des siècles ils ont été considérés comme des bêtes nobles, utilisées sur les champs de bataille.

Avant l’invasion automobile, les éléphants étaient les symboles de la richesse et utilisés comme bête de somme dans la Thaïlande rurale, particulièrement prisés pour leur aide dans la jungle. Ce n’est qu’à la fin des années 1980, lorsque le gouvernement a interdit l’exploitation forestière, que des centaines d’éléphants se sont retrouvés au chômage. On arrive à la situation classique où on se dit qu’on devrait aller à la ville, même pour un éléphant, comme les filles et fils d’agriculteurs, partis à Bangkok, pour être serveur, masseuses, voire prostituées. Les bonnes journées, ils peuvent faire 2000 baths (40 euros), intéressant quand on sait que le salaire minimum du pays est de 8000 Baths !

Cependant c’est interdit et c’est même la source d’une vingtaine d’accidents chaque mois. Soit ils se blessent tout seul sur des plaques d’égout ou des bords de trottoir, soit ils provoquent des accidents de la route. Voiture VS Elephant, ça fait mal à la voiture et à l’éléphant !

Même si la majorité des 3187 éléphants domestiqués de Thailande se portent bien et loin de la capitale, les thailandais considèrent le phénomène comme une preuve physique et imposante du fossé entre la pauvreté des provinces et la richesse de Bangkok et c’est bien sûr un petit peu vrai. Bangkok, une grande riche et developpée, mais avec les deux pieds dans la boue.

mercredi 8 juillet 2009

Je n’ai jamais pu faire la bise à une fille


Ça y est, j’y suis ! Et tout repart très très vite. J’ai déjà eu le temps de faire un petit week-end « brousse » à Erawan (le parc national où j’étais déjà allé en octobre) avec les stagiaires qui m’avaient remplacé chez Alibi et puis hop, lundi au boulot. Le catamaran avance et ressemble de plus en plus à un catamaran, ça tombe bien…

Bon, je commence ma petite session interculturelle par une situation plutôt facile pour commencer ; je ne fais jamais la bise aux filles ! Je dirais pas que ça fait bizarre au début car il faut quand même s’attendre à du changement quand on part en Asie, mais ça fait quand même une sacrée différence. En fait, le plus surprenant, c’est quand on trouve une farang (occidentale), qu’on lui fait la bise et qu’on réalise que ça fait plusieurs semaines qu’on n’avait pas embrassé quelqu’un.

Du coup, je me demande : pourquoi en France, et bien ailleurs aussi, on dit bonjour aux filles en faisant la bise ? Mon ami wiki me dit qu’on en fait deux dans la majorité de la France en commençant par la joue droite, sauf dans l’Est de la France et en Provence où on commence par la joue gauche alors qu’il faille en faire trois dans le massif central, dans l’Hérault et dans la drôme. Bref, il faut se renseigner avant de voyager, allez voir ici pour savoir combien en faire chez vous : http://combiendebises.free.fr/

Dans tous les cas, c’est un geste de respect qu’on utilise pour dire bonjour, au revoir ou merci, mais ça reste quelque chose de très occidental, d’ailleurs les origines sont même chrétiennes, c’était le signe de reconnaissance des premiers chrétiens (Le baiser de Judas, Jésus embrassant ses disciples…). Rien d’étonnant donc à ce qu’on ne le retrouve que dans les civilisations christianisées.

Revenons à la Thaïlande, on n’y fait donc pas de bisous mais on pratique le Waï ! Un petit geste technique qui consiste à joindre les mains devant soi avec un petit hochement de tête.


Si l’objectif est globalement le même que de faire la bise, la technicité vient de toutes les subtilités que les Thaïs s’amusent à glisser partout :

Les mains ne dépasseront pas le haut du menton lorsque le rapport est d’égal à égal alors que si on les monte jusqu’à la pointe du nez, c’est montrer de l’égard à une personne socialement supérieure. Et si vous croisez le roi (pas souvent) ou plus simplement un moine (plus facile, il y en a un bon million en Thaïlande) il faudra porter la base des pouces jusqu’au front avec un grand penchement en avant.

Avec tout ça, et même si on dit « A Rome, on fait comme les romains », on conseillera aux farangs de ne pas trop « waïer », pour justement éviter de s’emmêler avec toutes ces règles qu’ils ne maîtrisent pas. Mais il faudra par contre quand même y répondre si on vous l’adresse, Il n’y a justement que le Roi et les moines qui ne sont pas abstenus de vous répondre. D’ailleurs, essayez de Waïer un Thaï avec les deux mains prises : ce serra pas très sympa pour lui car il posera tout pour toujours vous répondre.

Et moi dans tout ça ? Et bien je Waï pas trop, car finalement la règle est admise qu’on ne Waï pas les occidentaux, tout autant intégrés qu’ils puissent être. Je dis donc bonjour avec un simple SawatdeeKhrap souvent accompagné d’un petit hochement de tête et on me répond de la même manière. Et avec tout ça, toujours pas de bisous…

Je vous laisse avec Ronald qui lui a pas mal réussi à s’intégrer ici !! On aura l’occasion d’y revenir plus tard !

mardi 30 juin 2009

Back to business




ça y est, la fin du semestre et l'été arrivent...

De mon côté, je retourne, après quelques rebondissements, travailler sur mes catamarans en Thaïlande.

En échange de ma nouvelle convention, je dois réaliser pour l'UTC, une étude interculturelle entre la France et la Thaïlande dont l'objectif est de mettre en évidence les différences culturelles - l'influence de la culture nationale, régionale, professionnelle ou culture d'entreprise sur un phénomène - et surtout d'en analyser leurs racines.

J'ai décidé d'articuler le tout autour de petites histoires indépendantes partant de simples observations qui serviront de base à une analyse plus poussée, enfin c'est comme ça que j'imagine le truc.

Et quitte à écrire tout ça pour un rapport, autant vous le faire partager!

A bientôt!

mardi 2 juin 2009

Trip Kite @Phu Quy Island



Avec un peu de retard, la vidéo de mon Trip de quelques semaines au Viet Nam avant de revenir en France.

samedi 7 mars 2009

Tak Raw


Takraw
envoyé par FM35


Une vidéo filmée sur les terrains de sports de l'université à côté de laquelle j'habitais. Certainement le deuxième sport national après la boxe thai. en tous cas, faut la même souplesse, dans le genre Hi-kick, c'est assez Hight!

jeudi 5 mars 2009

présentation de Bangsean





Bon je sais, je suis déjà rentré en France mais au moins, j'ai un peu plus de temps pour finir de vieux montages. Profitez en bien!

dimanche 8 février 2009

Ho Chi Min/Saigon et les scooters

Parce que ici, 90% des moyens de transports n'ont que deux roues, voilà ce que ça donne en début de soirées!! Des bouchons!!

vendredi 23 janvier 2009

Viet Nam



Oulala, pas de news depuis Noël, ça commence à faire un peu long...
A cela, quand même pas mal d'explications; j'ai finis mes vacances le 5 janvier, terminer mon stage le 16, c'est à dire cloturer les dossiers sur lesquels j'étais, faire un ou deux plans... et à côté de ça, s'occuper aussi quand même du retour à Compiègne les Bains, les dossiers ,les UVs, le rapport de stage - Oh putain le rapport de stage - et enfin planifier mon voyage au VietNam.


Je suis en effet arrivé hier à Ho Chi Min City (HCMC) pour plus de 15 jours de kite sur les plages du pays et même un petite île secrête en prévision... Un bon programe à priori. J'ai rejoint Philippe qui débarque de son stage en Nouvelle Zelande et on est en ce moment chez Anne, qu'on avait déjà retrouvé au Cambodge et à Banngkok.



Dernière chose, il y a quand même pas beaucoup eu de news "tous les jours...", pas top. pas fautes de trucs à mettre pourtant, à voir à mon retour, si j'en remets ou non.



D'autre reports peut être plus tard.

jeudi 25 décembre 2008

Joyeux noël

De passage en Pit stop à Bangsean entre mes petites îles du sud est et les forêts du nord où on s'en va demain, je m'aperçois qu'ils viennent de placer sur le grand rond point de la ville... Le traineau du père noël et pleins de loupiotes tout autour.


Original pour un pays comme la Thailande ou Noël est pas forcément ancré dans leur culture. Quand je vous parlais de mondialisation...

mardi 16 décembre 2008

Tous les jours,... Ali Baba!


Je vous ai dis déjà que mon entreprise faisait partie du groupe Cobra qui fabrique la grande majorité du marché mondial des boards, et ben tous les matins, je passe devant des centaines de moules de planches de toutes les marques, devant des cartons tout prêts à partir dans des containers. Autant vous dire que c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour n’importe Bodyste (Dieu du ride cf. Point Break « tout est dans Point Break ») qui se respecte.


Et là maintenant, il y a toutes les séries 2009 qui s’en vont, les proto 2010, voire 2011 qui arrivent… Le pire, c’est que j’ai même réussi à en récupérer une seule mais je perds pas espoir, j’y arriverai !!


dimanche 14 décembre 2008

Tous les jours,... Le songthaew!

Les jours passent vite quand même… Comme il ne reste plus beaucoup de temps avant le départ (en fait presque deux mois quand même…) et qu’il y a quand même pas mal de choses assez rigolotes, j’entame aujourd’hui une série de ce qui sera j’espère régulièrement completé de pleins de petits détails qui font que la vie ici reste assez plaisante !




On commence logiquement les « tous les jours » par le début de la journée. Tous les jours, à 6h05 je monte à l’arrière d’un pick-up légèrement aménagé pour mettre plein de monde dedans. On appelle ça communément un « shongthaew », traduisible littéralement par « deux bancs ».






Bon OK, il y pas de ceinture pour tout le monde, mais les bons jours, on arrive quand même à mettre plus de 16 personnes à l’intérieur ! 5-6 à l’intérieur et une bonne dizaine à l’extérieur. Je ne vous dirais pas que la question du chauffage est complètement superflue, ça risquerait d’énerver ceux qui font déjà des boules de neige en France…







Quoique sur la photo, les plus attentifs auront remarqué que Christophe porte une polaire, car pour tout vous avouez, on est maintenant au plus dur de l’hiver, et chez nous au petit matin, la température peut descendre jusqu’à 15 degrés !!

Et après 1 heure de trajet, on arrive… au boulot !


La suite plus tard !

jeudi 4 décembre 2008

Le choix du public

Vous vous rappellez ma news sur le petit restau de nos amis arm et Boo? L'affaire suit son cours et tourne pas mal maintenant.
Ils avaient lancé en septembre un concours dessin/photo sur le thème de leur resto et voilà ce que j'ai présenté:






Les résultats sont tombés hier, et au milieu des autres photos, coloriages et gribouillages, je m'en tire bien car je gagne avec 3 points d'avance sur le deuxième!! heureusement qu'on retourné y manger par hasard le soir même des résultats.


Et qu'est ce qu'on gagne? Un magnifique certificat, ma photo en grand et à vie dans le restau et un prize money incredible que la décence m'empêche de dévoiler ici!



Allez Ciao

jeudi 27 novembre 2008

Les catamarans






Comme promis, voilà (enfin) une news qui parlera de mon stage. Et oui, car je ne passe pas tout mon temps sur des îles ou à faire la fête à Bangkok, loin de là. En fait j’y passe même plus de 60 heures par semaine, On vient nous chercher dans la benne du Pick up à 6 heures du mat et on est chez nous à a peu près 6 heures du soir.





Le stage est quand même vachement cool et reste super intérressant, construire un catamaran, ça reste top !





Pour raconter le début de l’histoire, Loic , notre boss est un ancien de l’UTC qui a fini par un master d’archi navale à Southampton. Après quelques années à travailler avec Yves Parlier sur son projet d’Hydraplaneur et pas mal de voile à un bon niveau aussi, il se lance, en 2004-2005 dans le dessin d’un catamaran d’une cinquantaine de pieds (environ 15 mètres) et les années suivantes sont dédiées à la finalisation des grandes lignes du bateau, à la recherche de financements, et de clients. On est dans la boucle où il faut des financements pour lancer un chantier, un chantier et des bateaux pour avoir des clients, des clients pour avoir des financements et ainsi de suite.





Le temps passe et on arrive au début de l’année 2008, il y a 4 clients fermes et le premier bateau va commencer à être construit. Pour cela, le chantier CMI en Thailande est choisi, il est spécialisé dans la construction composite et l’équipe à quelques belles expériences derrière elle.










Un des derniers bateaux qu’ils ont construit






















Et ce chantier fait partie du site de Cobra, une énorme entreprise qui fabrique près de 80% de toutes les boards de windsurf, kite ou surf du marché mondiale, ou encore des pièces carbones pour Ferrari ou Audi, on reste donc bien implanté dans le composite, j’essaierai d’y revenir dans une prochaine news.





Et nous dans tout ça, et bien on arrive début juillet juste après la fin du semestre compiègnois, alors que la construction du bateau, qui fait maintenant définitevement 53 pieds, soir 16 mètres, a commencé depuis quelques mois. Sur place, on est que 3 à bosser directement sue le projet, Loïc, Christophe et moi. On n’est pas tout seul pour autant, le chantier à une petite dizaine d’expat et quelques ingés thaïs.





L’avantage de n’être pas beaucoup est qu’on touche vraiment à tout. Je travaille de temps directement avec le chantier, pour faire des plans, des specs de strates pour la construction. Il faut également installer tout ce qu’on va mettre dans le bateau et il faut donc choisir d’abord ce qu’on va y mettre. C’est bien sur tous les winchs, poulies, et cordages du bateau. Mais c’est aussi es toilettes, des robinets, des interrupteurs, des pommeaux de douche ou des poignées de portes !! C’est fou toutes les conneries qui rentrent dans un bateau de cette taille. Au final, on passe aussi pas mal de temps à fouiller dans des catalogues, demander des informations, des devis à droite à gauche…





Et d’un point de vue plus technique, il faut parfois concevoir des systèmes un peu plus mécaniques ; je me casse la tête depuis des semaines à inventer un davier pour remonter l’ancre mais il faudra aussi installer le circuit électrique, d’eau, de climatisation. Enfin bref, tout ça avance et ns journées sont bien remplies. Avec toujours plein de dossiers ouverts en même temps, on a pas le temps de s’ennuyer !!











Et puis dernière chose nouvelle, on est maintenant bien plus proche de la fin que du début, et on est pourtant pas encore bien pressé de rentrer.





A la prochaine…





Au passage, allez checker le site qui est pas mal fait et le blog du suivi de la construction.

lundi 24 novembre 2008

Fin novembre quand même...


Et oui,le temps passe quand même.


On était sur une petite île ce we à 1h30 de chez nous et on a bien pensé à vous...



samedi 15 novembre 2008

Kanchanaburi

Après 2-3 we sans grandes nouveautés, il était temps de redécouvrir du pays.

C’est chose faite, on est parti ce week-end dans la région de Kantchanaburi, à l’Ouest de Bangkok et le long de la frontière Birmane.



La question était : peut-on se faire un vrai dépaysement en seulement un petit week-end ? Pour ça, on a du jouer serré et bien tactiquer sur les horaires : Départ du boulot à 17h10 dans le bus de l’entreprise Cobra, arrivée à Bangkok à 18h30, traversée de Bangkok difficile en sky Train, puis Tuk-Tuk, sans savoir si on va réussir à chopper le dernier bus en partance pour Kanchanaburi… Arrivée à 20h30 à la gare routière de l’est de la capitale, le dernier bus part à 21h. Nickel, on à même le temps de manger.



Réservation de la Guesthouse dans le bus et on y arrive tranquillou à 23 heures. Juste le temps se trouver des motos pour le lendemain et de boire quelques bières ( et même un petit rhum !) et zou, un départ bien optimisé.



Le lendemain, après le passage obligé sur le fameux pont de la rivière Kwaï






(c’est juste un pont avec plein de touristes dessus). décollage vers le nord, sur la route menant au col des trois pagodes, frontière de la Birmanie. L’objectif de la journée est d’aller voir une cascade sur la route à environ 70km de la ville.




Finalement on a du mettre 5 heures à y arriver à cette cascade. Ça fait pas une super moyenne, mais à force d’aller voir ce qu’il y a au bout du « chemin de terre qui part vers la montagne sur le bord de la route », ça rallonge... On est d’ailleurs tombé comme ça, complètement par hasard sur un temple Boudhiste abandonné à flanc de montagne. Enfoncé dans une grotte avec plein de chauve-souris et pourtant avec une superbe vue sur la vallée. C’est aussi ça l’intérêt de pas prendre les bus à touristes qui t’arrêtent aux spots à touristes, on y reviendra. S’arrêter sur le bord du chemin, c’est aussi l’occasion de s’arrêter manger dans des endroits insolites, comme avec cette petite famille de Thaïs. Nos quelques mots de Thaïs commencent à nous servir de plus en plus.






Par contre l’arrivée à la cascade est moins bien que prévue, la cascade est jolie mais complétement touristisée, même pas par des farangs (occidentaux) mais par des Thaïs qui se baignent au pied qui a été transformé en piscine grâce à un peu de béton rajouté.




La bonne surprise vient en repartant quand on tourne après avoir vu un panneau « grotte de chez pas quoi » qui paie pas de mine. On fait donc 1km de moto sur un petit de chemin de terre, les gare sur un petit parking et continue sur un chemin qui traversent quelques collines sur 2 km.




Au bout, une petite faille de 3 mètres sur 1, pas plus où attends un Thaï avec une lampe à pétrole (c’est pas non plus Indiana Jones qui met le pied dans un endroit ou personne n’est jamais entré mais on a pas vu beaucoup de monde). Derrière la faille, il faut s’enfoncer dans un petit boyau tout étroit qui descend on sait pas où. Et après quelques boyaux, montées, descentes… On découvre d’immenses voûtes et des grands volumes vraiment impressionnants, des stalactiques qui montent, des cailloux calcaires qui font des bruits de tuyaux. D’ailleurs, deux questions : C’est quoi ces cailloux qui font des bruits de tuyaux, et pourquoi le sol était souvent plat au fond des salles. (je connais pas la réponse, je veux juste savoir, le premier qui me dit que c’est la structure du carton-pâte et que le sol plat pour les normes ISO, c’est pas la bonne réponse !)







Bref, on continue, retour vers la ville de Kantchanaburi pleine balle, on the road again, bières, repas, massage, bières, rencontres, dodo ; classique. Si ce n’est peut être cet anglais chez qui on a manger qui ne fait pas à manger mais vends des « burgers » (avec l’accent), les meilleurs du pays selon lui et qui a une voiture de 15 ans avec des grands autocollants de carottes dessus…




Le lendemain, on reprend les motos pour le parc national d’Erawan, qui cette fois vaut vraiment le détour. 7 cascades qui se succèdent, toutes différentes les unes des autres. Les photos parleront mieux, j’ai déjà trop écrit…





Au retour, notre petite perle du week end, on s’est arrêté à un parc à éléphants, qui valait vraiment le coup, mais pas à cause des éléphants en fait ; photos :







Bah oui, nous aussi ça nous a fait un choc, on est quand même à 300km de la mer là. Les gens descendent du car, font une heure d’éléphant, remontent, vont voir une cascade en béton et ainsi de suite (et terminent par Pattaya). « La thaïlande c’est super ». Heureusement, on peut quand même les éviter facilement, c’est aussi pour ça qu’on prend des motos à chaque fois.



Arrivée à 16h30 à Kanchanaburi, juste le temps d’un dernier massage (c’est à cause de la moto, 400km, ça casse) avant de chopper un minibus pour nous ramener à Bangkok. On arrive chez nous à 23h. Objectif atteint, lundi, on repart bosser à 6 heures.



Encore plus de photos et en plus grand du WE ici

jeudi 30 octobre 2008

Photos





Retrouvez les photos du blog en bien meilleure résolution sur Picasa



Vous pouvez même les télécharger ou laissez des commentaires!



Voilà, j'étais juste frusté de voir mes belles photos toutes petites et toutes moches sur les pages de ce blog.


Au passage, je signale que je n'ai pas d'appareil photo. La plupart sont prises avec l'appareil photo de Christophe, qui n'en est pas du tout content (OK c'est une merde) et recherche à le revendre. C'est un Fujifilm FinepixS5800. dépêchez vous de l'appeller avant que l'appareil se fasse bouffer par un chien, où qu'on l'oublie malencontreusement sur une table...

lundi 27 octobre 2008

Craquage gastronomique






Des baguettes, du beurre, du saucisson et du jambon,des biscuits apéro, un camembert président et une bouteille de vin rouge, des pains au chocolat... 2000 baths à carrefour! on mange à 30 baths dans notre rue mais ça fait quand même du bien!




Un jour surement, d'autres news...

mardi 14 octobre 2008

Angkor


Une dernière petite news Cambodge, qui clôturera notre Visa-trip.



On est donc mercredi matin, on a pris nos billets pour le premier car en partance, à 6h45 du matin. On part donc, à 7h30, pour un voyage annoncé de 5 heures. Après quand on se met dans un trucs à touristes, faut pas se plaindre d’avoir droit à tous les attrappes-couillons du pays, du genre les arrêts dans les endroits programmés ou tout le monde t’attend. Des mini-restau cheap, Des enfants qui essayent de te vendre des fruits ou des bouteilles d’eau, de mendier, des amputés des mines qui t’attendent à la remontée du bus. C’est pas très drôle et on ne sait toujours pas quelle réaction adopter.



Comme prévu, on arrive à Siam Reap, la vraie ville aux portes d’Angkor, et après de menues péripéties, on se trouve une petite auberge de jeunesse, avec pas mal de français, car uniquement recensée dans le guide du routard (Francophone). Le loonely planet est lui traduit dans plein de langues et toutes ses adresses seront donc les premières visitées. Petite réflexion au passage, c’est impressionnant au passage la dépendance que peuvent créer ce genre de guides pour les guesthouses et autres établissements. La nôtre, isolé au sud de la ville, ne vivait certainement que grâce à ça.






Comme le pass (bah oui, comme à DysneyLand !) 2 ou 3 jours coûte le même prix, 40$ quand même, on est parti dès le premier soir se faire nos premiers temples. Juste le temps de se rendre compte de ce qui nous attend. Angkor est un petit îlot au milieu de rien (des rizières et de la jungle) où c’est créé grâce aux temples, un énorme temple d’attraction. En même temps, c’est un gros potentiels pour ce pays, et vu le prix des billets et le nombre de visiteur, dommage que la corruption soit encore présente car les sous ne vont pas toujours là où ils devraient aller (c’est quelqu’un qui me l’a dit). Vous trouverez des hotels de luxe, vos boutiques Channel et Louis Vuitton préférées, du personnel avec un petit uniforme tout mignon, et beaucoup de mendicité, gros contraste… Le prix du guide est fonction de la langue, 30$ ma journée pour un qui parle anglais, 40 pour un français, 60-70 pour un espagnol, 90 à 100 pour celui qui parle russe. Imaginez si vous arrivez à en trouver un qui parle ouzbeck !





Jeudi, on se l’ait donc joué luxe en se prenant pour la journée un tuk-tuk (13$) et un guide, bon on a pris un anglais ; on est pas si riche en fait. Lever à 4h30 pour aller voir le fameux du soleil sur Angkor Vat, se faire avoir comme tout le monde. Parce que à 5h30, c’est blindé de gens qui sont venus faire la même chose que vous, l’occasion de voir tout les appareils photos du marché, si quelqu’un veut organiser un comparatif, c’est l’endroit… Et bien sur, le fameux lever de soleil est pourri pour cause de rainy season, et ça bien sur, tous les locaux le savent et doivent bien se marrer. La suite de la journée a ensuite été une longue lutte implicite entre notre guide est nous. Son but étant de nous claquer le plus vite possible en faisant ces explications en plein soleil (il y en a aussi le matin) afin de finir plus vite sa journée, le notre étant de résister et de lui faire lâcher au moins une goutte de sueur. Après un petit fléchissement vers 14 heures, on a quand même réussi, même s’il a fallu finir par escalader une colline, en passant en vertical au milieu du chemin qui serpentait pour aller voir le temple posé au sommet.






Et entre temps, une petite dizaine de temples et un palais royal. En fait les rois vivaient dans ce palais et le principal objectif de leur règne était de se construire un temple en leur honneur ! En a peu près 4-5 siècles d'époque angkorienne, vous comprendrez pourquoi il y a autant de temples ! Plus le roi était puissant, plus le temple était grand, car il fallait viser juste pour que le palais soit fini avant sa mort, les plus grands ont été fait en 40 ans, avec une main d’œuvre d’environ 80 000 personnes non payée. Ça a du bon d’être Dieu-roi (nous, on a Versailles…).

Un exemple à la con parmi d’autres, le temple d’angkor Vat comporte 4 piscines qui doivent bien faire 15mètres sur 15 et presque 2 mètres de fond. Elles servaient à se purifier pour les fêtes. Mais pour ça il faut de l’eau pure, pris non pas dans la rivière mais à sa source, à 60 km de là. Les petits bonhommes faisaient donc la chaîne pour remplir les piscines avec des jarres ! L’eau était changée pour chaque fête. Il y avait une fête à chaque pleine lune, pas de lune, première moitié de lune et deuxième moitié de lune…

Si vous voulez plus d’infos sur Angkor vous trouverez tout ce que vous voulez sur Wiki et Cie.





Vendredi, dernier jour à Angkor, non pas parce qu’on a plus de sous mais parce qu’on est des explorateurs. On prend des vélos, pour aller vois d’autres temples perdus un peu plus loin dans la nature. C’est impressionnant de voir comment l’ambiance change en seulement quelques km. On se retrouve de nouveau sur des petits chemins, au milieu des rizières et parsemées de petits villages. Chaque fois que quelqu’un nous voit, on a droit à des « Hello !! » de 7 à 77 ans et des sourires, ça change. Enfin peut être que la phrase d’après demanderait des dollars…? Petite ballade donc très sympa, on a du faire une petite cinquantaine de km sur des petits vélos sans vitesses, mais on y était beaucoup mieux que dans le temple de Tomb rider (au passage, c’est là que ça a été filmé).



Petite soirée avec nos amis guest-housiens. Voyage, rencontre, partage. Et retour le lendemain matin vers la capitale. Petit coup de stress après s’être fait oublié par le chauffeur devant nous emmener au bus, on prend le suivant sans savoir si on arrivera à temps pour l’avion. On aurait bien aimé corrompre le chauffeur pour qu’il zappe les arrêts mais il ne rester à peine 10$, et il comprenait rien. On arrive à Phnom Pehn, saute sur une moto en mode Taxi IV vers l’aéroport et en fait ça passe à l’aise. Dernière surprise, s’il faut payer 20$ pour le visa pour rentrer, il faut en payer 25 pour ressortir !! Bah oui, jusqu’au bout ! N’ayant plus de dollars, il a fallu retrouver des baths pour enfin réussir à s’en aller.






Et voilà la fin de notre semaine de vacances visa-trip. Depuis le travail a repris, derrière nos ordis mais toujours aussi intéressant. Bientôt je vous raconterai ce qu’on y fait car ça commence à manquer à ce blog. On va croire que je suis en vacances en Thaïlande…